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Pathologies saisonnières

Automne / Hiver

Erythème fessier

La peau des bébés est particulièrement fragile et peut subir de multiples infections et irritations au niveau des fesses. Ce problème est fréquemment rencontré chez les nourrissons et se manifeste sous la forme de plaques rougeâtres, caractéristiques de l’érythème fessier (aussi appelé dermite du siège). Cette affection douloureuse est en général sans conséquence et guérit rapidement si elle est traitée de manière adéquate.

Que faire si mon bébé a les fesses rouges ?

La peau des bébés est particulièrement fragile et peut subir de multiples infections et irritations au niveau des fesses. Ce problème est fréquemment rencontré chez les nourrissons et se manifeste sous la forme de plaques rougeâtres, caractéristiques de l’érythème fessier (aussi appelé dermite du siège).

Cette affection douloureuse, qui est due à plusieurs facteurs, est en général sans conséquence et guérit rapidement si elle est traitée de manière adéquate.

Comprendre cette lésion dermatologique

Cette dermite est caractérisée par une peau anormalement humide, chaude et irritée. Les rougeurs débutent souvent au niveau de l’anus ou des plis de l’aine. Elles peuvent s’étendre aux testicules ou à la vulve et à l’ensemble du siège. Parfois, la partie superficielle de la peau pèle et des boutons ou des vésicules peuvent apparaître et éclater, suinter, voire même saigner. Les lésions apparaissent alors blanchâtres ou jaunâtres. Lorsque des fissures infectées se forment dans les plis de peau, on parle d’intertrigo. Ces complications restent rares mais si l’érythème persiste plus de 4 jours, ou, s’il est accompagné de fièvre, ou que vous constatez l’apparition de cloques ou furoncles, ou qu’il s’étend en dehors de la zone de contact avec la couche, une consultation médicale est nécessaire.

Quelles en sont les causes ?

Il existe différentes causes à l’apparition de ces plaques rouges qui peuvent additionner leur effets :

  • La principale est le port de la couche. En effet celle-ci favorise le manque d’aération de la peau qui reste humide, se ramollit et devient sujette à la formation de champignons. De plus, la peau du nouveau-né peut s’infecter au contact de l’ammoniaque contenu dans l’urine. Le port prolongé d’une couche souillée par les selles, une diarrhée, une couche trop serrée qui va favoriser les frottements, poussent aussi à l’apparition de cette inflammation.
  • Dans certains cas, l’érythème fessier est provoqué par une réaction aux lessives, aux savons, aux lingettes ou à d’autres produits de toilette.
  • Une autre origine peut être les séquelles d’un traitement antibiotique ayant éliminé les bonnes bactéries de la peau et favorisé une ré infestation par un champignon ou par une bactérie indésirable.
  • Enfin, l’alimentation du bébé joue aussi un rôle, car la quantité et la nature des enzymes présentes dans les matières fécales sont influencées par l’alimentation. Ainsi il existe une interaction entre la peau du bébé et l’activité enzymatique résiduelle du contenu des matières fécale. Ceci explique que l’alimentation du nourrisson influe sur le risque d’apparition d’érythème fessier, sur son importance et sa durée. On sait par exemple que le bébé allaité est moins sensible à l’érythème fessier, parce que ses selles sont moins acides et présentent une activité enzymatique moindre.

Il semble y avoir un lien de cause à effet entre le changement important de régime alimentaire d’un nouveau-né, et l’apparition d’érythèmes fessiers.

Les conseils pratiques pour éviter l’érythème fessier

  • Gardez le bébé le plus propre et le plus sec possible. Ainsi, changez souvent ses couches, si possible dès qu’il a fait ses besoins.
  • Appliquez du liniment oléocalcaire, simple mélange d’huile d’olive et d’eau de chaux, c’est un produit naturel disponible en pharmacie. Ses propriétés apaisantes et antiseptiques en font un produit plus précisément recommandé pour l’hydratation de la peau des bébés et lors du change, notamment en cas de rougeurs ou d’érythème fessiers. Le liniment est à appliquer sur la peau simplement à l’aide d’un coton et n’a pas besoin d’être rincé : la fine couche grasse restante sert de film protecteur.
  • Préférez les pyjamas en coton et non en tissus synthétiques.
  • Évitez l’usage des lingettes si votre bébé a tendance à avoir les fesses rouges.
  • Dans la mesure du possible, laissez votre bébé fesses nues.
  • Nettoyez ses fesses au savon de Marseille, suivi d’un rinçage abondant et d’un séchage minutieux. Après la toilette, appliquez sur ses fesses un produit qui les isolent de l’humidité. A base d’oxyde de zinc ou d’huiles de poisson, ces traitements locaux (crèmes, pommades, gels, etc.) sont disponibles sans ordonnance en pharmacie. Ils ont un effet séchant et astringent sur la peau, tout en étant légèrement antiseptiques et généralement non-irritants.
  • Faites-lui prendre des bains de siège avec un produit antiseptique doux qui contribuera à accélérer la guérison (par exemple solution de Millian ou éosine aqueuse à 2 %).

En cas de doute concernant le soin à utiliser, demandez conseil à votre pharmacien afin d’éviter tout effet non désiré. En effet la peau des bébés est très fine, et absorbe beaucoup plus que la peau mature. Par conséquent, les effets indésirables sont plus importants.

Quelle couche choisir ?

Deux types de couches sont actuellement proposés avec des avantages et inconvénients dans les deux cas. Aujourd’hui, il semble qu’on observe plus de différences de taux d’érythème fessier entre les couches jetables classiques et les nouvelles couches en tissus lavables et réutilisables.

Avantages Inconvénients
Couches jetables Facilité d’utilisation. Super-absorbantes avec des matériaux gélifiant : moins d’épisodes d’érythèmes fessier. Présence parfois de colorants et produits soupçonnés de provoquer des dermatites de contact allergique. Gel synthétique non biodégradable qui pose des problèmes environnementaux.
Couches réutilisables Différents modèles, elles utilisent un tampon de microfibres « super-absorbantes » placé dans une poche. Plus gros investissement au départ afin d’avoir un stock d’au moins une vingtaine de couches, mais plus rentable par la suite. Demande une certaine adaptation pour trouver la meilleure technique de lavage.

Dans tous les cas, veillez à utiliser des couches bien ajustées afin de limiter au maximum les frottements.

Des rougeurs répétées peuvent être le signe d’une allergie aux composants des couches (matière, parfums, etc.). Dans ce cas, changez de marque et choisissez des couches hypoallergéniques.

Quand consulter un médecin ?

Consultez un médecin si l’érythème :

  • devient pénible à supporter pour le bébé ;
  • présente des signes d’infection (lésions blanchâtres ou jaunâtres) ;
  • est présent dans les plis du cou, sur les aisselles ou derrière les oreilles ;
  • persiste après quelques jours d’automédication.
Gastro-entérite

On parle de diarrhée si les selles sont plus liquides et plus fréquentes que d’habitude (plus de 3 selles molles ou liquides par jour). D’autres signes peuvent être associés tels que des nausées, vomissements, des douleurs abdominales voire de la fièvre. Le principal danger de la diarrhée est la déshydratation.

La majorité des diarrhées de courte durée en France sont dues à une infection par des virus (Rotavirus, Norovirus, Adénovirus), aussi appelées « gastro-entérites épidémiques saisonnières ». Elle peut être d’origine bactérienne par consommation d’aliments infectés (elle sera communément appelée « intoxication alimentaire ») ou peuvent être dues à des parasites (sanitaires non hygiéniques).

Attention cette fiche conseil ne concerne que les épisodes passagers de diarrhées, soit 2 jours au maximum. Il est nécessaire de consulter votre médecin rapidement si :

  • vos symptômes persistent ou s’aggravent après 2 jours de traitement.
  • la diarrhée concerne l’enfant de moins de 2 ans ou la personne âgée (plus de 75 ans ou plus de 65 ans et déjà traitée pour d’autres maladies). Le risque de déshydratation pourra entraîner des conséquences graves chez ces personnes à risque.
  • vos selles contiennent des glaires et/ou du sang (signes éventuels d’invasion de la muqueuse).
  • votre diarrhée survient après un traitement antibiotique ou après un séjour dans un pays tropical.
  • si vous avez des signes de déshydratation : perte de poids de plus de 2kg (ou supérieur à 5 % du poids), sensation intense de soif, langue sèche, apparition cernes autour des yeux, pâleur.

Conduite à tenir en cas de diarrhées passagères :

Au cours de la diarrhée, le corps perd de l’eau et des sels minéraux. Vous devez donc compenser ces pertes en buvant beaucoup de boissons sucrées et salées (eau, sodas, bouillons légumes…). Pour vous alimenter, choisissez des aliments faciles à digérer comme le riz, les carottes cuites… Et évitez les fruits et légumes crus, les boissons et aliments glacés, les plats épicés… Dans la plupart des cas, ces simples règles alimentaires sont suffisantes pour que les symptômes de la diarrhées disparaissent spontanément en quelques jours.

Si votre nourrisson / enfant à la diarrhée : donner lui plusieurs fois par jour une solution de réhydratation orale (SRO). Proposez régulièrement à votre enfant de manger, et ainsi alterner SRO et alimentation. Surveillez le en prenant régulièrement sa température, son poids et noter le nombres de selles, les quantités bues et sa température . Attention l’état de santé du jeune enfant peut s’aggraver en quelques heures, surtout s’il a moins de 6mois.

N’oubliez pas que pour prévenir l’apparition d’une diarrhée infectieuse, lavez-vous les mains plusieurs fois par jour.

Voici quelques règles d’hygiène sur le lavage des mains :

Quand ?

  • après être allé aux toilettes ou avoir changé la couche de bébé
  • avant de cuisiner
  • avant de passer à table
  • après les transport en commun : en arrivant au travail ou en rentrant chez soi

Comment ?

  • Se mouiller entièrement les mains.
  • Utilisez du savon (de préférence liquide) et bien faire mousser en frottant partout (paume, dos de la main, entre les doigts et sous les ongles).
  • S’essuyer correctement les mains de préférence avec une serviette en papier.
  • Si vous n’avez pas de point d’eau, utilisez un gel hydroalcoolique et frictionnez pendant au moins 30 secondes.

Se soigner

Afin d’améliorer votre confort, des médicaments sans ordonnance sont disponibles. Attention, ils ne dispensent pas des mesures d’hygiène et alimentaires et tout particulièrement de boire beaucoup pour éviter le déshydratation. Plusieurs classes existes :

  • ralentisseurs du transit intestinal : ils diminuent le nombre et la fréquence des selles
  • les absorbants et protecteurs intestinaux : ils agissent localement dans l’intestin par des mécanismes variables (pouvoir couvrant, adsorption de gaz…)

Les levures et les flores de complément (probiotiques) ont pour objectif de restaurer la flore intestinale.

Dans tout les cas, demandez l’avis de votre médecin ou pharmacien et prenez connaissance des précautions d’emplois propres à chaque médicament afin de suivre le traitement approprié à votre situation individuelle (état de santé, grossesse, autres traitements…).

Cas spécial : la « diarrhée des voyageurs » ou tourista :

Il s’agit d’une diarrhée infectieuse qui survient dans un pays dont le niveau d’hygiène est moindre par rapport au pays d’origine. Le plus souvent elles sont dues à des bactéries transmises par l’eau ou les aliments. Le plus souvent sans gravité mais gênantes, elles peuvent être évitées en respectant plusieurs règles :

Avant de partir, prévoir dans vos bagages :

  • des sachets de réhydratation
  • du papier toilette
  • un agent désinfectant pour l’eau
  • un anti-diarrhéique : demander conseil à votre médecin ou pharmacien car la classe de médicament à utiliser va dépendre du pays de destination (les agents pathogènes en cause varient entre différents pays)

Sur place :

  • ne buvez que de l’eau en bouteille (évitez aussi les glaçons, les glaces…)
  • ne mangez pas de légumes crus ni de fruits que vous ne pouvez pas peler vous-même
  • évitez également la viande et le poisson peu ou pas cuits, les fruits de mer ainsi que les plats préparés consommés froids

Si malgré toutes les précautions, vous êtes victime de cette infection, pensez à vous réhydrater en buvant beaucoup d’eau en bouteille uniquement. Si la diarrhée persiste, des solutions de réhydratation sont nécessaires.

Dans les formes sévères, consulter un médecin ou rendez-vous à l’hôpital le plus proche.

Poussée dentaire

Durant les premières années de sa vie, votre bébé va faire ses dents. Pour la plupart des parents et des bébés, l’arrivée de la première dent n’est pas forcément une partie de plaisir. Vous trouverez ici des conseils pour que bébé puisse passer cette étape de façon plus agréable.

Mon bébé pleure, je crois qu’il fait ses dents. Est-ce qu’il n’a pas un retard de poussée dentaire ? Comment puis-je le soulager ? Comment faire pour qu’il garde des dents saines ?

Les grandes étapes de la poussée dentaire :

Avant tout, il faut savoir que l’âge de sortie des dents varie beaucoup d’un enfant à l’autre. La précocité ou le retard de la poussée dentaire n’ont aucune conséquence, donc pas d’inquiétude.

Les premières dents : les dents de lait

Certains bébés naissent avec une, voire deux dents. Cependant, pour la plupart, les premières dents de lait sortent entre 3 mois et 1 an. Elles sont au nombre de vingt, et les premières à pousser sont en général les incisives. Les dernières à voir le jour sont les molaires qui prennent leur place au cours de la deuxième année. C’est à l’âge de 3 ans que votre enfant devrait avoir l’ensemble de ses vingt dents de bébé. Celles-ci ne tomberont pas avant que les dents définitives soient prêtes à sortir, soit vers l’âge de 6 ans.

Les dents permanentes ou dents définitives :

La première à sortir en bouche est la première molaire, vers 6 ans, suivi des incisives. Ensuite l’ordre est variable. Les deuxièmes molaires définitives se mettent en place vers 12 ans. Quant aux troisièmes molaires ou dents de sagesse, elles font éruption entre 17 et 35 ans. La dentition est considérée complète avec vingt-huit dents, et lorsque qu’il y a présence des quatre dents de sagesse, ce nombre se porte à trente-deux.

Les signes annonceurs de l’arrivée des premières dents :

Les signes qui précèdent la sortie des dents sont une hyper salivation et une douleur plus ou moins importante. Les gencives peuvent enfler et les joues du bébé risquent de rougir et d’être boursoufflées. Certains chanceux ne ressentiront presque rien durant la poussée des dents. Mais pour la plupart, les premières poussées dentaires ne sont pas une partie de plaisir. L’enfant peut aussi être sujet à des troubles du sommeil car ses dents le « travaillent ».

D’autres troubles seront observés, tels que des troubles du transit (selles plus molles et plus fréquentes), qui pourront entraîner des érythèmes fessiers (voir la fiche conseil sur les érythèmes fessiers), mais aussi des poussées de fièvre (liées généralement à la sortie des quatre molaires et à l’inflammation de la gencive qui en résulte). Au fil des semaines, vous allez voir apparaître dans sa bouche des petits bouts blancs sur la gencive, signe que les dents commencent à sortir.

Comment soulager bébé ?

  • Pensez tout d’abord au massage « naturel ». En effet quand les dents sont sur le point de sortir, la salivation s’intensifie ainsi que le réflexe de succion. Du coup, votre enfant se masse la gencive avec tout ce qui lui tombe sous la main : hochet, jouet, cuillère, biscuit… Vous pouvez lui donner quelque chose à mordre, ou frotter délicatement ses gencives avec votre doigt pour le soulager. Il existe des anneaux de dentition à mettre au froid disponibles dans votre pharmacie.
  • De la nourriture froide, comme de la compote ou un yaourt sortis du réfrigérateur, peut aussi lui faire du bien.
  • Si votre bébé souffre trop, vous pouvez masser ses muqueuses enflammées avec un calmant local (à base de camomille et de guimauve, ou bien anesthésiant). Les deux solutions ont un effet apaisant qui soulagera votre enfant. L’utilisation d’un antalgique comme du paracétamol peut contribuer à faire tomber la fièvre et apaiser la douleur. De plus, des solutions homéopathiques spécifiques ont convaincu de nombreux parents qui préfèrent cette médecine douce aux antalgiques.

Demandez toujours conseil à votre médecin ou à votre pharmacien.

Quand consulter ?

Les bébés prématurés mettent souvent quelques mois de plus que les autres à faire leurs dents. Si votre tout-petit n’a toujours pas de dents vers un an, parlez-en à votre médecin. Si votre enfant bave beaucoup, qu’il a des gencives gonflées, une diarrhée persistante, semble avoir très mal (des pleurs inconsolables servent d’indice), ou bien une fièvre qui dure, consultez votre médecin.

Apprendre le brossage des dents :

Premières dents : premiers nettoyages

Dès l’apparition des premières dents, il faudra les garder propres car les caries peuvent d’ores et déjà s’installer. La première année, il ne sera pas utile d’utiliser une brosse à dent. Au moins un fois par jour, frottez délicatement les gencives à l’aide d’une compresse ou d’un petit tissu humide. Petit conseil : ne laissez pas votre bébé s’endormir avec un biberon de lait ou de liquide sucré car la boisson peut stagner dans sa bouche durant la nuit, et provoquer à long terme des caries.

Brossage de dents : apprendre à son enfant les gestes adaptés à son âge

Vers l’âge de 18 mois, votre enfant peut apprendre à se brosser les dents (voire avant mais toujours sous surveillance). Il vous faudra lui montrer les bons gestes et comment tenir sa brosse à dent. Pour l’aider, instaurez ensemble un parcours, afin de ne pas oublier de surface, et essayez de respecter un temps minimum de brossage (vous pouvez utiliser un sablier). Il n’y a pas besoin de brosser dans une direction en particulier, essayez juste d’enlever les petits bouts de nourriture et de nettoyer la surface des dents et des gencives. Le mieux est de faire du brossage un moment ludique, un rituel avant le coucher. N’oubliez pas de vérifier pendant les premières années si les dents sont bien brossées.

Choisir sa première brosse à dents et son dentifrice

Utilisez une brosse souple adaptée à l’enfant (petite tête et gros manche pour faciliter la prise en main). Dès que l’enfant maîtrise sa déglutition, et par conséquent le rinçage, vous pouvez inclure le dentifrice. Il n’est pas nécessaire d’en abuser, seule une dose équivalente à la taille d’un petit pois suffit. Sachez aussi que le dentifrice n’est pas indispensable si votre enfant ne mange pas de sucre (un brossage à l’eau suffit). Demandez conseil à votre pharmacien quant au choix de la brosse à dent et du dentifrice (la dose de fluor doit être adaptée à son âge). Vers son troisième anniversaire, prenez rendez-vous chez le dentiste pour habituer votre enfant à faire vérifier ses dents.

Poux : prévention

Souvent redoutés par les parents, les poux de tête aiment s’inviter sur la tête des enfants. Cette affection, également connue sous le nom de pédiculose du cuir chevelu, est très fréquente chez l’enfant scolarisé. Vous trouverez ici les recommandations à adopter lorsque votre enfant reviendra la tête pleine de poux.

Tout savoir sur le pou :

Le pou de tête se nomme Pediculus humanus var capitis. Cet insecte, exclusif à l’homme, se déplace très rapidement entre les cheveux auxquels il s’accroche grâce à une puissante pince présente au bout de chacune de ses six pattes. Grâce à ses orifices respiratoires qui peuvent se fermer, il évite la noyade, mais sera asphyxié par les produits gras (huiles…). Ils se nourrissent exclusivement de sang.

Les poux ne transmettent pas d’agents pathogènes pour l’homme, et sont donc inoffensifs, mise à par les démangeaisons qui peuvent entraîner des infections.

Quels sont les signes révélateurs d’une contamination par les poux ?

  • Vous avez une démangeaison du cuir chevelu et il peut y avoir présence de prurit voire d’une surinfection (impétigo).
  • Vous constatez des petits points rouges, signe des morsures des poux.
  • Vous observez des œufs collés aux cheveux tout près de la racine. Aussi appelées lentes, elles sont de forme ovale, de couleur blanchâtre et mesurent environ un millimètre de long.
  • Chez les petits enfants, les poux peuvent parfois s’installer dans les sourcils et les cils. Le grattage dû aux démangeaisons pourra entraîner une inflammation des paupières.

Comment se transmettent les poux ?

Contrairement à certaines idées reçues, les poux ne sautent pas. Ils se transmettent par contact direct ou par échange de linge ou d’objets (bonnet, peigne, barrette…). La transmission par l’eau n’a jamais été démontrée (piscine…). La cohabitation d’un grand nombre de personnes dans un espace restreint est donc un facteur de risque.

À savoir :

  • La durée de vie d’un pou sur un objet est d’un jour et demi. Les lentes peuvent quant à elles, vivre jusqu’à six jours.
  • Les poux peuvent vivre jusqu’à deux mois sur le cuir chevelu.

Qui traiter ?

Le sujet parasité : demandez conseil à votre pharmacien avant de commencer un traitement. En effet, celui-ci devra être adapté à la contamination et à l’état du cuir chevelu, tout en évitant l’apparition de résistance au traitement.

Le foyer du sujet parasité : il est recommandé de chercher la présence de poux et de lentes chez toutes les personnes de l’entourage.

Dans la collectivité : prévenez le responsable du groupe (école, crèche, centre aéré…) qui prendra les mesures nécessaires pour éviter toute propagation.

Comment traiter la contamination ?

Sachez tout d’abord que seuls les produits vendus en pharmacie ont prouvé leur efficacité. Trois types de produits existent :

  • à base de malathion. Ces produits sont peu appréciés des utilisateurs en raison de son odeur désagréable et de son aspect irritant.
  • à base de dérivés des pyrèthres qui vont tuer les poux rapidement mais les lentes ne vont pas être toutes détruites ce qui impose une seconde application après une semaine. Cependant aujourd’hui, les poux deviennent de plus en plus résistants aux pyrèthrines, et son utilisation entraîne quelque fois des réactions d’hypersensibilité.
  • à base de lindane, seulement disponibles sous ordonnance, et peu utilisés car ils présentent plus de risque de toxicité.

Il est recommandé d’utiliser les produits présentés sous forme de solution, de lotion ou de crème (les shampoings et poudres sont moins efficaces). Attention aux sprays qui sont contre-indiqués en cas d’asthme.

Appliquez le produit anti-poux au plus près des racines de cheveux et massez le cuir chevelu afin de bien répartir le produit. Laissez poser en respectant précisément le temps de pause recommandé. Attention, pour certains produits, le temps de pose dépend de l’âge de l’enfant. Éliminez-le ensuite avec un shampoing non-insecticide, puis rincez les cheveux avec de l’eau vinaigrée (une cuillère à soupe dans un grand bol) afin d’enlever les lentes plus facilement. Vous pouvez aussi entourer la tête avec une serviette humide et chaude pendant 30 minutes. Enfin, coiffez soigneusement les cheveux à l’aide d’un peigne spécial aux dents très serrées.

Un examen du cuir chevelu est nécessaire à 2 et 12 jours afin de contrôler si des poux ou lentes sont toujours présents. Dans ce cas là, il faudra traiter de nouveau le cuir chevelu. La persistance de lentes ne traduit pas forcément un échec du traitement. Dans tous les cas, demandez conseil à votre pharmacien.

Pensez aussi à laver draps, serviettes, vêtements, etc à 60°C. Si cela n’est pas possible, enfermez-les hermétiquement dans un sac-poubelle que vous laisserez reposer pendant une dizaine de jours avant de les laver à 40°C. Vous pouvez également les placer 48 heures au congélateur pour tuer poux et lentes.

Si les lésions dues aux démangeaisons s’infectent ou bien en cas d’échec répétés des traitements antipoux, il est recommandé de consulter un médecin.

Printemps / Été

Jambes lourdes

Les jambes lourdes et enflées sont le plus souvent le signe d’un œdème. Diverses causes en sont à l’origine, les unes sérieuses, d’autres plus banales. Les femmes sont les plus touchées par les problèmes de jambes lourdes. Les œdèmes des jambes rendent la marche parfois difficile. Cependant, des gestes simples et des traitements peuvent aider à résoudre le problème.

Quels sont les symptômes des jambes lourdes ?

Le terme médical « œdème » définit l’infiltration des tissus par un liquide. La prise de poids constitue le premier symptôme d’un œdème. Pourtant, ce signe passe parfois inaperçu. À cette prise de poids est associé un gonflement des jambes, surtout le soir. La personne peut sentir ses jambes « lourdes » et avoir des difficultés à se chausser du fait de ses chevilles et ses pieds enflés. Si une seule jambe est atteinte, un problème veineux localisé (phlébite) est à envisager. Dans ce cas, l’œdème est accompagné d’une douleur située profondément et d’une sensation de chaleur au niveau de la jambe.

Quelles sont les causes des oedèmes des jambes ?

Il existe deux types de causes.

  • Tout d’abord, les problèmes de pression veineuse élevée qui provoquent une fuite d’eau dans les tissus. C’est le cas de la phlébite ou des thromboses veineuses, de problèmes cardiaques ou d’importants problèmes dans l’abdomen qui compriment les veines. Ces troubles sérieux nécessitent une prise en charge médicale.
  • Le deuxième type de cause concerne les problèmes d’équilibre entre l’eau présente dans le sang et celle qui se trouve dans les autres constituants du corps (les tissus). Les œdèmes se produisent lorsque cet équilibre est rompu. Une quantité anormale de liquide est alors retenue dans les tissus. C’est le cas, par exemple, dans certaines maladies rénales (glomérulonéphrites).

Heureusement, dans la plupart des cas, les problèmes de jambes gonflées ne sont pas dus à des problèmes de santé aussi sérieux. Le plus souvent, ce désagrément est dû au fait que les veines des jambes ne renvoient plus efficacement le sang vers le cœur. C’est ce qu’on appelle l’insuffisance veineuse (ou maladie veineuse).

Chez la femme enceinte, une insuffisance veineuse apparaît parfois qui se traduit par une sensation de jambes lourdes. Elle est probablement liée aux changements hormonaux et, plus tard dans la grossesse, au poids de l’utérus qui comprime les veines abdominales.

Quelles sont les complications éventuelles de l’œdème des jambes ?

Les œdèmes n’ont aucune gravité en soi, quelle qu’en soit la cause. Mais ils peuvent gêner la marche de manière importante, notamment chez les sujets âgés à mobilité déjà réduite. Lorsque l’œdème est dû à un mauvais terrain veineux (varices), la peau risque de se fragiliser, des infections cutanées et sous-­cutanées peuvent apparaître et un ulcère de la peau est susceptible de se former.

Que fait le médecin en cas d’œdème des jambes ?

Il interroge le patient, notamment sur les médicaments qu’il prend actuellement. Puis il procède à un examen clinique. Le médecin recherche les signes d’un mauvais fonctionnement des reins, du cœur ou du foie. Il recherche la présence éventuelle d’albumine dans les urines à l’aide d’une bandelette ­test qui témoignera ou non d’une maladie rénale. La cause des œdèmes reste souvent indéterminée et le mauvais état des veines ou des vaisseaux lymphatiques est alors incriminé. Dans certains cas, la mise hors circuit de certaines veines ou une intervention chirurgicale peut remédier efficacement au problème.

Comment prévenir les œdèmes des jambes ?

  • Pratiquez régulièrement la marche, la natation, la gymnastique pour entretenir la bonne circulation du sang.
  • Faites attention aux médicaments qui peuvent provoquer des œdèmes. Toutefois, n’arrêtez jamais un traitement prescrit sans en parler à votre médecin. Lui seul pourra déterminer si le médicament que vous prenez cause réellement vos problèmes d’œdème et comment vous pouvez le stopper ou le remplacer si c’est le cas.
  • Il existe des médicaments efficaces pour prévenir les œdèmes ayant une cause rénale, hépatique ou cardiaque.

Comment soigner l’insuffisance veineuse ?

Contre l’insuffisance veineuse – et une fois que toute autre cause a été éliminée –, le traitement de référence reste le port de bas de contention élastiques adaptés. Demandez conseil à votre médecin.

Les médicaments dits vasculo-protecteurs et veinotoniques, tout comme certains extraits de plantes (hamamélis, mélilot, marron d’Inde, vigne rouge, etc.) visent à soulager les symptômes (jambes lourdes, impatiences) causés par une mauvaise circulation veineuse, mais ils n’ont pas d’action sur l’évolution de la maladie.

Les compléments alimentaires contre les jambes lourdes, comme les médicaments destinés au même usage, contiennent des extraits de plantes. Ces plantes sont choisies pour leur richesse en flavonoïdes. Il s’agit surtout du marron d’Inde, du petit ­houx ou de la vigne rouge.

Coup de soleil

Une exposition au soleil de quelques minutes par jour (environ 20 minutes) permet au corps la fabrication de vitamine D (aussi apportée par l’alimentation). Cependant une exposition intensive au soleil avec une répétition des coups de soleil augmentent le risque de développement de tumeurs cutanées (mélanome). Comment s’en protéger ? Que faire si malgré tout vous attrapez un coup de soleil ?

L’exposition au soleil : oui mais à petites doses

Une exposition au soleil de quelques minutes par jour (environ 20 minutes) permet au corps la fabrication de vitamine D (aussi apportée par l’alimentation). Cependant une exposition intensive au soleil avec une répétition des coups de soleil augmentent le risque de développement de tumeurs cutanées et surtout de mélanomes. On sait aujourd’hui que l’exposition au soleil pendant l’enfance est la principale cause de mélanome chez l’adulte. En effet, jusqu’à la puberté la peau des enfants est encore fine et immature donc pas encore apte à se défendre des rayons UV.

Quelle protection pour prévenir les coups de soleil ?

Utilisez une crème solaire anti UVA et UVB dont le Facteur de Protection Solaire (FPS) est de 25 au minimum pour le corps et d’au moins 50 pour les enfants ainsi que pour le visage. Cette crème doit être adaptée à votre phototype et aux conditions d’ensoleillement. Étendez-la en couche épaisse 30 minutes avant de vous exposer, et renouvelez l’application toutes les deux heures. N’oubliez pas de remettre de la crème après la baignade ou après une activité physique intense. Si vous devez rester longtemps au soleil, une protection avec des vêtements est indispensable (les couleurs sombres assurent une meilleure protection). Demandez conseil à votre pharmacien si vous avez un peau particulièrement sensible qui supporte à peine le soleil.

Pour les bébés

Les bébés de moins d’un an ne doivent pas rester exposés au soleil. Protégez-le à l’ombre avec un chapeau ainsi que des vêtements.

Autres précautions…

  • Portez des lunette de soleil avec des filtres anti-UV.
  • Évitez l’exposition au soleil entre 12 heures et 16 heures car l’intensité des rayons ultraviolets est alors maximale.
  • Redoublez de vigilance si les circonstances comportent un risque supplémentaire : vent frais, couverture nuageuse faible, sol réfléchissant (neige, sable, eau), altitude.
  • Prenez garde aux médicaments, parfums ou déodorants pouvant causer une photosensibilité de la peau (demandez conseil à votre pharmacien).
  • Ne recourez pas au bronzage artificiel! Il augmente le risque de mélanome (risque accru de 75% chez les personnes ayant commencé à s’exposer aux UV artificiels avant 30 ans).
  • Une consultation annuelle chez un dermatologue est fortement recommandée, surtout si vous avez une peau sensible et beaucoup de grains de beauté.

Que faire si vous avez un coup de soleil ?

Un coup de soleil ou érythème actinique est une brûlure causée par une exposition de la peau au rayonnement du soleil. On le distingue de l’allergie solaire.

La plupart du temps, les coups de soleil se soignent simplement avec des crèmes à application locale afin de réhydrater la peau et diminuer l’inflammation.

Ne vous exposez jamais si votre coup de soleil n’est pas guéri.

Enfin prenez l’habitude de surveiller votre peau régulièrement. Soyez attentifs aux grains de beauté dont la forme, la couleur, l’aspect, changent et à toute nouvelle tâche brune ou rougeâtre qui apparaît. Si tel est le cas, consultez votre médecin traitant qui vous orientera si besoin vers un dermatologue.

Brûlures

Qu’est ce qu’une brûlure et quels sont les gestes à adopter lorsque vous êtes victime de brûlure ?

Qu’est qu’une brûlure ?

Ce sont des lésions provoquées par la chaleur, soit par des substances chimiques ou soit par des frottements. Les brûlures sont classées selon leur degré de gravité.

  • Premier degré : peu grave, seul l’épiderme est atteint. Une rougeur apparaît, elle peut être suivie d’une desquamation
  • Second degré : l’épiderme est endommagé ainsi qu’une partie ou la totalité du derme. Dans ce cas le patient présente des cloques (phlyctènes) susceptibles d’être à l’origine d’un choc cardio-vasculaire (chute de tension et accélération du rythme cardiaque).
  • Troisième degré : l’épiderme, le derme et l’hypoderme sont détruits, les organes sous-jacents peuvent être lésés.

Les brûlures peuvent être d’origines diverses :

  • La chaleur provoquée par un phénomène chimique ou physique (substances caustiques, irradiation, électricité…).
  • Un contact thermique (eau bouillante, flammes…).
  • La radiolésion due aux rayons X et à des corps radioactifs.
  • Un produit chimique (fluor, acide chlorhydrique…).

Que faire en cas de brûlure ?

Pour une brûlure au 1er degré, le traitement consiste à calmer la douleur par application de compresses froides ou d’eau courante froide non glacée, puis d’appliquer une crème grasse pour adoucir et permettre une meilleure cicatrisation des cellules superficielles de la peau.

Lorsque la brûlure est plus importante, il faut la protéger et appeler au plus vite les secours. Selon l’importance de la perte cutanée, une greffe de peau pourra être nécessaire.

Les gestes qui peuvent préserver d’une brûlure

  • Protégez vous du soleil notamment entre 11h et 16h.
  • Ne laissez pas les objets brûlants et les produits dangereux à la portée des enfants.
  • Ne fumez pas à proximité de produits inflammables.
  • Ne jamais donner à boire ou faire vomir une personne ayant ingéré un produit chimique caustique.
  • En cas de brûlure étendue, ne déshabillez pas le blessé.
Piqûres d’insectes ou de méduses

Les piqûres d’insectes sont en général bénignes, mais peuvent entraîner chez certaines personnes des réactions graves en particulier lorsque ces dernières présentent des antécédents allergiques. Fort heureusement, les réactions sont souvent limitées à une faible douleur ou des démangeaisons.

Quelques conseils lors d’une piqûre

  • Lavez-vous les mains à l’eau et au savon avant de toucher la piqûre.
  • Passez la piqûre sous l’eau tiède, sans frotter puis nettoyez-la au savon.
  • Appliquez une solution antiseptique cutanée ou une crème contre les démangeaisons.
  • Si le dard de l’insecte est visible, enlevez-le avec un pince à épiler préalablement désinfectée à l’alcool à 70°.
  • Dans le cas d’une piqûre de vive ou de guêpe, approchez une source de chaleur le plus rapidement possible (bout incandescent d’une cigarette à 1 à 2cm pendant quelques minutes) sans pour autant aller au contact.

Quand faut-il rapidement voir un médecin ?

Devant tout signe allergique (gonflement, démangeaisons intenses, etc) ou devant des signes d’infections (rougeur, chaleur, etc), une consultation médicale est nécessaire.

Une piqûre dans la bouche à l’arrière-gorge représente une urgence qui peut devenir vitale. Dans ce cas, alertez immédiatement les secours en composant le 112 (téléphone portable) ou le 15 (SAMU).

Si la personne est allergique, une ou plusieurs piqûres peuvent provoquer une réaction généralisée voire une détresse circulatoire. Dans ce cas, une alerte immédiate aux secours (112 ou 15) est également indispensable.

Comment se protéger ? Eviter :

  • Marcher pieds nus sur l’herbe.
  • Laisser traîner des boissons et aliments sucrés à proximité.
  • Porter des couleurs vives et du parfum.
  • Faire des mouvement brusques pour chasser l’insecte.
  • En randonnée ou en vacances, il convient d’avoir un minimum à disposition une pince (type pince à épiler) de bonne qualité, un tube de dermocorticoïde, un désinfectant, une cigarette ou des allumettes et de petits pansements.

En cas de découverte d’un nid de guêpes ou de frelons, il convient de rester à bonne distance et de prévenir les pompier si ce nid est en zone urbaine.

 

Sources :

www.eurekasante.fr

www.ameli-sante.fr

www.prevention-sante.com